Bien qu’elles ait été au départ créés pour être données à des personnes qui ont eu un comportement oppressif, nous nous sommes aperçus rapidement que ce n’est finalement pas leur premier usage.

Un outil d’empouvoirement et d’adelphité

Avant d’être données à des personnes qui ont eu un comportement oppressif, les cartes sont faites pour être possédées par les personnes qui subissent ces oppressions. Au-delà d’un simple objet de décoration, elles offrent un nouveau moyen de réagir. Ainsi, elles légitiment et libèrent la parole des personnes concernées, qui se sentent plus soutenues et plus aptes à réagir.

De l’éducation populaire

Grâce à leur visuel attirant et la simplicité des textes mis en avant, les cartes attirent immédiatement le regard. En se les échangeant entre copaines, cela lance la discussion et met le consentement et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au centre de l’attention.

Un environnement plus sûr

La présence des cartes dans un événement encourage les gens à faire plus attention à leur comportement et aussi à celui de leur entourage. Iels se sentent plus concerné·es et interviennent plus souvent pour venir en aide aux victimes de ces comportements oppressifs. Bien entendu, la seule présence des cartes à un événement ne règle pas tous les problèmes. Elles doivent s’accompagner de tout un dispositif de prévention des violences sexistes et sexuelles.

Un carton rouge

En dernier recours, les cartes peuvent être utilisées comme carton rouge afin de clairement signifier à une personne que ses propos ou comportements ne sont pas acceptables. Nous encourageons les personnes à ne pas hésiter à utiliser ces cartes auprès de leurs proches, car tout le monde a des comportements oppressifs, même les copaines, la famille ou les collègues. De plus, le message est généralement mieux reçu par les proches, qui peuvent plus difficilement rejeter la faute sur la personne qui vient de donner la carte. Mais, elles peuvent aussi être utilisées contre des inconnu·es afin de clairement exprimer son désaccord sans avoir à se justifier. Elles peuvent même servir de diversion, et permettre de partir le temps que la personne comprenne le sens de la carte (et que ce n’est pas un numéro de téléphone).

Diffusion des cartes

Les cartes peuvent être diffusées auprès d’un public de différentes manières :

  • mise à disposition sur une table ou un présentoir, que ce soit à l’accueil, au bar, devant les toilettes, dans un stand de prévention, dans une salle d’attente… Les cartes peuvent être mises en accès libre, les personnes concernées comprenant souvent vite leur utilité, même sans explication.
  • distribution directe par des personnes salariées ou bénévoles. Elles permettent facilement d’initier une discussion, afin de parler consentement ou d’expliquer les dispositifs de prévention mis en place lors d’un événement.